Caroline : “Manger sans” était pour moi une contrainte qui s’est transformée en passion !

Caroline : “Manger sans” était pour moi une contrainte qui s’est transformée en passion !
 Je vous partage aujourd’hui le témoignage de la belle et souriante Caroline que j’ai découvert grâce à son compte instagram @caroline_cuisine sur lequel elle partage des recettes sans gluten et sans lait.

Ça fait plusieurs mois qu’on discute en messages, qu’on échange nos astuces, nos bons plans et qu’on se soutient. Alors, pourquoi pas partager tout ça avec vous aujourd’hui par le biais d’une interview ?!

Le témoignage de Caroline fait tout son sens dans la lignée de mon nouveau projet : “partager le témoignage de personnes qui m’inspirent, qui ont trouver des solutions pour aller mieux et qui les partagent”

Allez. je vous souhaite une très bonne lecture ! En espérant que ce partage d’expériences permettra à nombre d’entre vous de retrouver le courage et l’espoir d’entreprendre des choses pour aller mieux.

Bonne journée à tous !

Hello Caroline ! Peux tu te présenter en quelques phrases ?


Je m’appelle Caroline, je viens d’avoir 29 ans et j’habite sur Montpellier.
Je suis passionnée par la cuisine saine, colorée et de saison.


De nature bienveillante et autodidacte, j’aime apprendre de nouvelles choses, notamment sur la santé au naturelle, le mieux-être, la nature, l’écologie, etc... J’aime beaucoup découvrir de nouvelles cultures notamment grâce au CouchSurfing qui permet de mettre en relation des voyageurs du monde entier !
Vous l’avez compris, j’adore m’enrichir humainement car la cuisine c’est aussi du partage et de l’amour !


De quelle pathologie(s) souffres-tu ? Depuis combien de temps ?


Je souffre d’encéphalomyélite myalgique (EM) communément appelé “syndrome de fatigue chronique” (SFC): il s’agit d’un épuisement chronique. Cette maladie chronique est apparue l’année de mes 20 ans suite à une mononucléose en 2009, il y a donc maintenant presque 10 ans !


Ses principaux symptômes sont un épuisement chronique depuis plus de 6 mois dont le repos n’est pas réparateur, des douleurs articulaires et musculaires. Cela fait penser à la fibromyalgie, 2 affections proches mais qui se différencient l’une par la fatigue intense qui prédomine (EM-SCF) et l’autre par les douleurs physiques qui prennent le dessus par rapport à la fatigue (fibromyalgie). Le diagnostique SFC est un diagnostique d’exclusion d’autres maladies et pathologies.


Un rhumatologue que j’ai rencontré pour la première fois en 2017, m’a lui diagnostiqué “syndrome de fatigue chronique avec polyalgies chroniques diffuses”.


Comment en es-tu venue à changer ton alimentation ?


Depuis ma mononucléose et la dégradation de ma santé, de grandes douleurs digestives sont apparues et se sont ajoutées. J’ai longtemps cherché l’origine de ses douleurs, j’ai même eu droit à une coloscopie à l’âge de 22 ans pour écarter toute maladie de Crohn ou cœliaque (intolérance au gluten).


Grâce à Internet, j’ai découvert ce qu’était l’intolérance au lactose et l’hypersensibilité au gluten, j’ai donc fait un breath test à l’hôpital qui a permis de confirmer une intolérance au lactose et 1 an plus tard, un gastro entérologue m’a vivement conseillé d’arrêter le gluten pendant 1 mois pour voir si il y avait une diminution voire disparition de mes maux de ventre et effectivement avec l’éviction de tous produits laitiers (oui même le fromage de chèvre !) et de tout aliment contenant du gluten: mon ventre pouvait ENFIN souffler !
C’était même bizarre et déroutant de ne plus avoir de douleurs digestives tellement j’avais plus souvent mal que je n’étais sans douleurs !


Quand as tu compris que changer ton alimentation pouvais t’aider, quelle a été ta première réaction ?


J’étais triste car du jour au lendemain on me demande d’éliminer tous les fromages (c’était mon aliment préféré…), donc les pizzas, les pâtes avec le parmesan, le chocolat au lait, les glaces (les “bonnes” glaces à l’italienne saveurs vanille et fraise), les raclettes, etc… C’était assez brutal pour ma part car du jour au lendemain j’ai du supprimer tous les produits et aliments à base de produits laitiers, même si je n’utilisais pas de beurre, ni de crème fraîche, très peu de yaourts ni de lait car je n’aimais naturellement pas ça, le lactose (sucre du lait) et la caséine (protéine du lait) que j’ai dû enlever aussi, se trouvent dans beaucoup de produits transformés.


S’en est venu, 1 an après, l’éviction du gluten par conseil d’un gastro-entérologue. Il m’a donné quelques feuilles et puis je devais m’en sortir toute seule au milieu de tous ces produits glutinisés. Autant vous dire qu’en 2011/2012, les industriels ne se préoccupaient pas des personnes intolérantes ou allergiques ! C’était très dur de s’y retrouver et de décrypter les étiquettes ! C’était un travail long et fastidieux. En plus,à l’époque, je ne cuisinais que très peu, j’aimais pas trop ça en fait ça ne m’intéressait pas tellement…


Et au fur et à mesure, j’ai donc appris à cuisiner autrement en m’informant: lectures, internet et cours de cuisine. Je n’avais pas le choix ! Et puis la cuisine est devenue une passion que j’aime partager.


Quels sont les effets positifs de ce changement alimentaire ?


Manger sans gluten ni produits laitiers et à grande majorité végétalien a été une révélation pour moi.


“Manger sans” était pour moi une contrainte qui s’est transformée en passion !


Le premier effet positif est bien sûr le mieux-être digestif ! La légèreté retrouvée et donc une meilleure humeur qui en découle, un regain d’énergie et des mots sur ses maux 😉


Et au delà du côté confort digestif il y a un autre aspect que j’aime …C’est la redécouverte de soi, quand on apprend et prend le temps d’écouter son corps, on découvre plein de belles choses et on comprend pas mal de mécanismes. J’ai même découvert l’une de mes principales missions de vie à travers ce parcours: accompagner les personnes désireuses d’apprendre à se nourrir sainement dans le temps.


Aujourd’hui comment le vis tu ?


Il est pour moi beaucoup plus aisé d’entendre et de comprendre les signaux de mon corps ! On ne fait malheureusement que peu attention à ses précieux signaux, on se néglige souvent car “il faut arrêter de s’écouter”, “on est jeune donc on doit être en pleine forme”, etc…


Aujourd’hui, je prends le temps, le temps de me nourrir extérieurement et intérieurement. J’ai appris avec toutes ces douleurs et ces maux qu’il est important de prendre le temps de respirer (respiration consciente), de méditer, de s’étirer


Aujourd’hui je vais mieux mais je n’ai tout de même pas encore retrouvée l’énergie que j’avais avant. En revanche, je suis plus connectée à moi-même et par conséquent aux autres. J’ai une meilleure clarté mentale, une peau sans eczéma, je n’ai que très rarement de petits rhumes mais je les calme avec des inhalations d’huiles essentielles (avant j’avais beaucoup de rhino-pharyngites).


J’ai une vie plus saine, je m’entoure de personnes bienveillantes et je m’éclate en cuisine à créer des recettes.


Peux-tu nous partager ici tes 3 astuces/choses à savoir pour que la transition alimentaires se fasse en douceur ?

  • Premier conseil: il est compliqué de changer toutes ces habitudes alimentaires du jour au lendemain, alors y aller en douceur, par étape, laisser son corps (et sa tête) prendre le temps de s’habituer et d’assimiler toutes ces nouvelles informations. Réadapter son alimentation progressivement en modifiant chaque catégorie d’aliments au fur et à mesure: les laits végétaux, les purées d’oléagineux, les céréales, les légumineuses, les superaliments, etc…
  • Second conseil: élargir et grandir sa consommation de fruits et surtout de légumes, notamment en faisant des jus pressés à froid grâce à l’extracteur de jus. Privilégier les légumes (surtout les verts) dans les jus: vous n’aurez pas les fibres à digérer et donc votre corps pourra mettre de l’énergie ailleurs que dans la digestion. Comme c’est pressé à froid, les jus gardent les vitamines et les minéraux. Pensez à rajouter un citron pour ralentir l’oxydation !
  • Troisième conseil: se nourrir en achetant du mieux que l’on puisse: frais, local, de saison et bio/agriculture raisonnée. J’achète la plus grande parties des fruits et légumes sur les marchés, mais il existe aussi les AMAP, la ruche qui dit oui, etc…
Et bien sûr: se faire plaisir et partager !


Et les 3 recettes qui te changent la vie et que tu voudrais partager ?


  • Le wok ! J’adore les woks car c’est un plat savoureux, simple, rapide et équilibré. Il suffit de mettre dans un wok: des légumes crus (carottes, brocolis, pois gourmands, poivrons, oignons, etc…), du tofu ou des protéines animales (crevettes, poulet, boeuf…), des tagliatelles de riz préalablement trempées dans de l’eau bouillante puis rincées à l’eau froide, de rajouter une sauce liquide de son choix (lait de coco, purée de cacahuète, citron, sauce soja Tamari, gingembre, etc) et de rajouter de l’eau au besoin et enfin de rajouter des noix de cajou grossièrement pilées, des lamelles de concombre, des radis finement coupés à la mandoline et quelques herbes aromatiques fraîches (coriandre, basilic…)

 

  • Les pommes de terres sautées avec persillade, shiitakés (champignons de culture qui ressemblent un peu au goût du cèpe) accompagnés de mâche ou de pousses d’épinard. C’est simple mais j’adore !

 

  • Les smoothies bowls ! Il suffit de mixer des fruits frais et/ou congelés (bananes, mangues, pommes, fruits rouges,etc…) avec une boisson végétale ou bien de l’eau et d’y ajouter quelques superaliments en poudre si l’on souhaite (cacao, maca…). On verse le smoothie dans un joli bowl et on le garnit de tout plein de bonnes choses qui nous fait plaisir: fruits frais, noix, graines, chocolat (version sans sucre: éclats de fève de cacao), noix de coco râpée, pollen, fleurs comestibles etc… Faites-vous plaisir !



Merci Caroline pour toute ta sincérité et ta bienveillance ! J’espère que ce témoignage de soulagement de l’encéphalomyélite myalgique via l’alimentation pourra servir à d’autres.

 
Pour découvrir mon témoignage, c’est ICI


Très belle journée  !



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *